La grande main d'Ottawa dans les élections québécoises...
Existe-t-il encore des gens qui doutent de l’ingérence du gouvernement fédéral dans la campagne québécoise et d’une possible coordination politique avec la CAQ?
Comment expliquer qu’après la sortie populiste de Bernard Drainville, qui a tenté d’attirer l’attention sur Donald Trump et la peur qu’il suscite en sacrant - et en faisant le pitre- sur les ondes d’une radio de Québec, Mélanie Joly ait aussitôt ressenti le besoin de lancer un appel au calme?
La séquence donne, à tout le moins, l’impression d’une mise en scène soigneusement orchestrée.
Avez-vous également vu passer les informations selon lesquelles un think tank obscur, qui serait lié à Mélanie Joly, participerait à l’organisation de la campagne de Christine Fréchette et réaliserait des sondages pour elle ? Si ces informations sont exactes, elles soulèvent de sérieuses questions sur les liens entre les fédéraux et la campagne de la CAQ.
Il faut aussi prendre acte de l’ampleur des dépenses annoncées par Ottawa au Québec depuis quelques mois. Pendant près de huit ans, le gouvernement fédéral n’a pratiquement rien accordé à la CAQ. Or, à l’approche de l’élection, il semble soudainement se réveiller et dépenser à tout vent au Québec. Ce changement de comportement mérite d’être examiné attentivement. Fallait d'ailleurs entendre le lieutenant du Québec du PM Carney, Joël Lightbound, aujourd'hui à Midi Info chez Castonguay, se confondre en platitudes bêtes lorsque questionné par l'animateur à ce sujet, soit une possible ingérence de son gouvernement...
Combien d’indices faudra-t-il encore avant que nous nous interrogions sérieusement sur cette apparente convergence d’intérêts? L’élection devrait avant tout porter sur le bilan et l’incompétence de la CAQ après huit années au pouvoir. Il ne faudrait pas que des interventions extérieures et des stratégies de diversion viennent confisquer ce débat aux Québécois.