🔴🔴🌐 Selon le Wall Street Journal, Donald Trump pousse Viktor Orbán pour le poste de Secrétaire Général de l’ONU, candidat commun des États-Unis, de la Russie et de la Chine. .
🗃️ Les faits
Le 25 octobre 2026, le
@WSJ révèle une manœuvre diplomatique qui, je vous l'avoue, m'a fait tomber de ma chaise.
L’administration Trump explorerait une candidature de Viktor Orbán au poste de Secrétaire Général des Nations unies, dont le titulaire actuel, António Guterres, quitte ses fonctions le 31 décembre. Washington aurait évoqué ce nom avec ses homologues russes et chinois qui auraient réagi favorablement.
Un responsable du Département d’État le décrit comme le "candidat de rêve" pour les conservateurs trumpistes.
Orbán est un dirigeant autoritaire, ennemi du multilatéralisme et du droit international, l’homme qui, en Hongrie, a méthodiquement vidé la démocratie de l’intérieur : presse muselée, justice domestiquée, scrutins verrouillés, droits LGBTQIA+ baffoués,... Lui confier la direction de l’institution née pour défendre le droit international et les libertés, c’est désigner un pyromane pour diriger la caserne des pompiers.
C'en est presque insultant pour l'ONU.
Rien n’est joué. Il faut neuf voix au Conseil de sécurité et l’absence de tout veto. Même soutenu par le trio américano-russo-chinois, Orbán pourrait (et devrait) être bloqué par Londres ou Paris.
💡 Ce que cela dit
Pour choisir qui dirigera l’ONU, les États-Unis ne cherchent plus l’accord de leurs alliés démocratiques. Ils cherchent celui de la Russie et de la Chine. Le trio qui s’accorde en coulisses n’est plus celui des démocraties occidentales : c’est Washington, Moscou et Pékin, main dans la main. Tout ce que je décris depuis des semaines — l’alignement de Trump sur Poutine — trouve ici sa traduction institutionnelle, à l’échelle de la planète.
Pour l’Europe, le signal est glaçant. L’ONU fut bâtie, il y a quatre-vingts ans, sur les ruines laissées par les dicateurs. Qu’on envisage aujourd’hui d’en remettre les clés à l’un d’eux, avec la bénédiction de la Russie et de la Chine, en dit long sur l’époque et sur l'alignement des États-Unis qui sont à l'origine de la proposition.
Ce que Trump a fait des États-Unis en deux ans dépasse l’Amérique. C’est un séisme qui redessine les équilibres du monde et rétrécit la place qu’y tient la démocratie.