Rappelons les faits :
• L’Ukraine est une démocratie agressée depuis 2014. La Russie de Poutine a tué ou blessé plus de 600 000 Ukrainiens depuis 2022, dont énormément de civils.
• Face au risque de destruction ou d'asservissement, l'Ukraine a le droit de se défendre. Nous avons le devoir de l'aider. Les frappes ukrainiennes en profondeur ne visent pas des civils, elles visent la machine de guerre et la rente pétrolière qui financent l’envoi de missiles sur Kyiv. La Russie, elle, frappe des centres commerciaux en pleine journée (entre autres) avec l’intention manifeste et assumée de tuer des civils.
• Le dialogue ne se décrète pas. La Russie ne souhaite pas dialoguer malgré les efforts des Ukrainiens, des Européens et même des Américains. Elle est la seule à bloquer sur une posture inacceptable (reddition sans condition du Donbass et neutralité forcée de l'Ukraine qui n’est rien d’autre qu’une capitulation).
• La guerre s'arrête demain si la Russie rentre chez elle.
Se réfugier derrière un faux pacifisme qui renvoie dos-à-dos l'agressé et l'agresseur est indécent.
A fortiori quand la Russie escalade en Europe, en multipliant les attaques contre nos sociétés, avec ses drones, ses cyberattaques et ses ingérences.
Défendre l’Ukraine, c’est défendre l’Europe.
Soyons collectivement à la hauteur. Et arrêtons de trouver des excuses à l’agresseur, qui n’attend que ça et observe de près les prises de position des différents candidat·es à la présidentielle française, dont on sait qu’elle sera déterminante sur le sujet.
Pour mémoire, voilà ce que j’avais déclaré à la sortie du rendez-vous à l’Elysée vendredi dernier.
Pour Jean-Luc Mélenchon, l’intensification des menaces russes est à mettre « en rapport » avec les frappes en profondeur de l’Ukraine
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l.leparisien.fr/LVkG