Témoignage d’un ami à moi, commerçant à Paris.
« Ma boutique a été pillée le 17 octobre. Boutique de motos, en plein centre de Paris. Vingt et un ans que j’investis tout là-dedans. Je paie mes impôts, je suis père de famille » , et hier soir il a appelé tout ses amis dont moi. Demain on sera une vingtaine à l’intérieur de la boutique, portes fermées.
Si ça doit aller à l’affrontement, nous irons. Je ne me ferai pas pillée une deuxième fois. Assez des plaintes qui ne servent à rien, assez d’attendre que quelqu’un d’autre protège ce que j’ai construit.
« Demain, ce n’est plus la police qui va surveiller mon magasin. C’est nous. »
Quand l’État lâche la protection des biens des citoyens qui bossent, il ne reste plus que ça : des amis qui s’organisent et qui refusent de se laisser faire.
Appelez ça une milice si ça vous arrange. Nous, on appelle ça ne plus se faire pillée.