Près de 1 000 civils ont été massacrés à Kasika le 24 août 1998, un nettoyage ethnique de Congolais organisé par le FPR... Le premier acte de génocide après le lancement de ce qui est appelé la première guerre du Congo.
Nos bébés congolais ont été jetés dans des latrines ce jour-là. Difficile d’avoir le chiffre exact du nombre de morts… La population a fait construire un mémorial, avec ses propres moyens.
Quand à l’État congolais, il ne reconnaitra ce massacre qu’après une pression intense de la société civile et des mouvements citoyens… 4 ans après le début du premier mandat de Tshisekedi.
Je me rappelle de ce jour de 2021 où cette crapule de Vincent Karega, l’ancien ambassadeur du Rwanda en RDC (et mentor de Constant Mutamba), avait balancé publiquement que ce massacre n’avait jamais eu lieu et que c’était des mensonges… S’en étaient suivies des mobilisations devant l’ambassade du Rwanda, et la police de Tshisekedi nous avait gazés et avait tiré sur nous. Karega avait retiré son post, mais avait également été reçu comme un petit prince par Tshisekedi, qui quelques mois plus tôt à Goma, recevait Kagame sur un tapis rouge…
Lorsque 10 mois plus tard, en juin 2022, Bunagana est tombée entre les mains des terroristes rwandais du M23 nous avons à nouveau mobilisé. Cette fois là, après avoir déposé un mémorandum chez le très faible ministre des Affaires étrangères de l’époque, Lutundula et face à un gouvernement incapable de prendre des dispositions fermes face aux génocidaires rwandais ; nous avons marché depuis son ministère, sur le boulevard du 30 Juin, et nous avons chuté devant la résidence privée de cette ordure de Karega afin de le contraindre à quitter notre territoire.
C’est bien ce type de pression que nous avons imposée pendant des mois avec nos actions qui a contraint Tshisekedi à changer d’attitude et de langage… Pendant que ce gouvernement cirait les pompes de Karega et Kagame et que Kinshasa continuait à vivre comme si de rien n’était, des citoyens congolais étaient dans la rue pour exiger des prises de position fermes ainsi que le respect et la résistance pour nos populations vivant le génocide depuis 28 ans à l’Est du pays…
En ce 24 août, je rends hommage à toutes les âmes de nos enfants partis avant même d’avoir pu marcher ou parler, avant même d’avoir pu comprendre qu’ils appartiennent à la grande Nation de l’immense Patrice Lumumba... Les morts ne sont pas morts... 🕯️
Et parce que l’amnésie est l’un de nos plus grands ennemis, voici quelques images de cette journée de mobilisation contre Karega et Kagame ainsi que contre les puissances impérialistes et leurs minables proxys africains.
King Lesh était aussi au micro