Voilà ce qu’il reste du lycée Nelson-Mandela, à Nantes.
Celui où n’importe quel élève au monde aurait rêvé d’étudier. Hall éventré, verrière calcinée, charpente noircie, décombres jusqu’au sol.
On ne parle pas d’un collège des années 70, fissuré, mal chauffé, promis à la démolition.
On parle d’un établissement de douze ans, ouvert en fanfare, montré en exemple. Et c’est celui-là qu’on a choisi de brûler, pendant un blocus, au nom du manque de moyens.
Résultat : 1 700 élèves à la maison, des internes sans chambre, des cours en visio, une facture de remise en état en millions, et un site fermé jusqu’à la Toussaint.
Les photos parlent mieux que les slogans. Une honte absolue. Le monde entier doit voir ça.
Les conditions inhumaines du lycée Nelson-Mandela, à Nantes. Il fallait le voir pour le croire.
Verrière, bois clair, nef de 26 000 m², énergie positive. Internat de 166 lits, chambres avec sanitaires, salles de travail, patio.
Deux gymnases et un mur d’escalade de 24 voies.
Sections internationales, BTS, prépa.
Facture d’origine : 52 à 64 millions d’euros, il y a douze ans.
Le genre d’établissement qui ferait pâlir 95 pourcents des lycées français.
Et c’est le lycée qu’on brûle, hall et verrière, au nom du manque de moyens.
Le Site est fermé jusqu’à la Toussaint, cours à distance, remise en état chiffrée en millions.
Les conditions étaient si inhumaines qu’il a fallu y mettre le feu pour les rendre visibles.
Mais de qui se moque-t-on ?