Hier, la France a brûlé, comme prévu, le premier jour de vacances des lycéens.
Pour résumer : Le 17 octobre, journée de mobilisation contre la vie chère c'est
- 550 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur, - 800 000 selon les organisateurs,
- environ 110 manifestations dans tout le pays.
Le premier bilan provisoire est lourd :
1 800 interpellations, dont 855 à Paris (record : l'acte IV des gilets jaunes en avait compté 1 700) et un tiers de mineurs côté parisien, plus de 500 blessés parmi les forces de l'ordre (probable record : 800 en huit jours lors des émeutes Nahel), un manifestant mort à Paris (arrêt cardiorespiratoire, boulevard Magenta), un adolescent de 17 ans à Saint-Étienne qui a perdu sa main en ramassant une grenade.
Les dégâts, eux, sont historiques : 1 500 commerces attaqués, pillés ou détruits, des centaines de millions d'euros d'après la Fédération du commerce et de la distribution, au moins 7 mairies attaquées. Celles de Limoges, monument historique de 1883, a pris feu — toit et clocher effondrés. Premier grand bâtiment public détruit en France depuis mai 1968.
Le paradoxe est terrible : les manifestants sont dans la rue contre la vie chère, les privations du quotidien, le recul des libertés et pour dénoncer un système à bout de souffle mais ce seront les commerces qui trinqueront, pillés sans retenus par des opportunistes qui n'attendront pas le Black Friday. Les revendications passent au second plan et les images des saccages innondent les réseaux sociaux et le monde.
Côté gouvernement Français : Macron, Lecornu et Nuñez condamnent les violences « tout en défendant le droit de manifester », une cellule de crise est activée, et ce soir Emmanuel Macron s'adresse aux Français. Les mêmes discours creux et mécaniques ont été prononcés (condamnation des violences, pas d'amalgames, nous serons fermes ... du vide mais qui serait surpris).
Enfin, le 18 octobre 2026, la France a découvert "encore" que quelqu'un devra payer les dégâts, le prix de ce laxisme d'Etat. Les contributeurs solvables seront mis à contribution, les assurances continueront d'augmenter, la consommation restera en retrait et le pays s'enfoncera encore plus dans la récession ... jusqu'au prochain coup d'éclat.