L’avis de Claude n’est pas tendre ;) =>
Propre et lisible, mais pas bon. Ça ressemble beaucoup à un texte généré par un modèle ou à un exercice de bon élève. Le thème est clair et le rythme tient, mais l'écriture accumule les effets au lieu de raconter.
Ce qui coince
•Trop de comparaisons. « Comme une lame trop usée », « comme une vieille mule », « plus vite que la fièvre d'un chien enragé », « silencieux comme des confessions » : quatre en trois paragraphes, et chacune affaiblit la précédente. La première se contredit d'ailleurs, puisqu'une lame usée ne tranche pas.
•Un exposé plutôt qu'un récit. Le deuxième paragraphe résume la spéculation immobilière (loyers, couple lyonnais, agences, jeunes qui partent) au lieu de la faire vivre dans une scène. On lit une tribune avec un personnage dedans.
•Beaucoup de clichés. Sillage d'écume, rire jaune, « invasion douce et bruyante », « tapis de chairs huilées », « vitrines de luxe ». Le couple de Lyon qui repeint les volets en bleu pastel et baptise la maison « Casa Bella », c'est la caricature attendue.
•Une généralisation sur les Corses. « Les larmes, chez les Corses, sont une denrée trop précieuse » : c'est du folklore, et ça sonne faux sous la plume d'un narrateur censé être du dedans.