Madame von der Leyen, une question simple : qui vous a élue ?
Pas les peuples. Pas les Français. Pas les Italiens. Pas les Polonais. Personne, dans les urnes.
Vous avez été nommée par les chefs d’État, puis validée par un Parlement européen que la plupart des citoyens ne connaissent même pas.
Et c’est vous qui venez donner des leçons de légitimité.
« Ils méprisent nos valeurs », dites-vous. Commode. Très commode.
Dès qu’on refuse votre Europe fédérale, on devient « anti-européen ». Dès qu’on défend les nations, on « méprise les valeurs ». Dès qu’on rappelle que la souveraineté n’est pas une insulte, on passe pour un danger.
Les peuples n’ont jamais voté pour un super-État bruxellois. Ils n’ont jamais demandé une Commission qui se comporte en gouvernement. Ils n’ont jamais choisi une Europe où la désobéissance aux nations devient vertu, et la fidélité aux nations devient crime.
Ils veulent une Europe des nations. Une Europe de coopérations, pas de tutelle. Une Europe qui protège les frontières, les identités, les intérêts, pas une Europe qui les dissout au nom d’un idéal que vous êtes seule à définir.
Le vrai mépris, Madame, ce n’est pas de critiquer Bruxelles.
C’est de parler au nom des Européens sans leur avoir jamais demandé leur avis.
C’est de traiter d’ennemis ceux qui aiment l’Europe autrement que vous.
C’est de confondre votre projet fédéral avec « l’Europe » tout court.
Vous n’êtes pas l’Europe.
Vous êtes une nomination.
Et les peuples, eux, commencent à s’en souvenir.
"Ils méprisent nos valeurs": Ursula von der Leyen appelle à "lutter" contre les anti-européens
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