Il n'y a que dans les dictatures que le gouvernement rejette systématiquement chacune de ses erreurs, fautes, corruptions, sur des supposées ingérences de "puissances étrangères", et en prend prétexte pour limiter les libertés publiques et édicter des mesures coercitives s'appliquant à l'ensemble de la population.
Cette disposition paranoïaque, où tout est soupçon, est le propre des régimes les plus autoritaires, à la veille de leur effondrement, qu'ils soient communistes ou capitalistes.
Elle est le symptôme d'une grande fragilité et vulnérabilité. Mais également d'une volonté délirante de persister dans le pouvoir, plutôt que d'admettre son incapacité à gouverner et se retirer.
Elle annonce de grandes violences, la recherche de boucs émissaires, la destruction des oppositions internes et in fine, la guerre.
Elle est incompatible avec tout régime démocratique sain.