La manière dont certains journalistes français décrivent la politique marocaine est souvent hors‑sol.
Ils présentent le
#PJD, un parti conservateur à référence islamique, comme s’il s’agissait d’une organisation extrémiste, alors que cette lecture n’a aucun rapport avec la réalité marocaine.
Le
#Maroc est un pays musulman, et c’est même le seul État du monde qui applique institutionnellement le principe de l’Imarat al‑Mouminine, la Commanderie des croyants, dont le Roi est le commandeur et le garant.
Dans ce cadre, le PJD a gagné puis perdu, pour les mêmes raisons que les autres partis marocains : corruption, inégalités sociales, chômage, pouvoir d’achat… des enjeux très concrets, loin des fantasmes idéologiques.
En vérité, tous les partis marocains évoluent dans un référentiel culturel et religieux musulman, parce que le peuple est majoritairement conservateur et que l’État n’est pas une république jacobine née d’une rupture révolutionnaire, mais une continuité historique qui remonte bien avant la période coloniale.