LA LANGUE KINYARWANDA ET LE SWAHILI NE FONT PAS D’UN CONGOLAIS UN ÉTRANGER
La question de l’armée rwandaise au Congo dans les zones libérées et administrées par l’AFC/M23, c'est une manipulation, et les mensonges du régime de Kinshasa révèlent une véritable politique de discrimination, d’exclusion, de division et de stigmatisation du régime de Kinshasa. Pour ce régime, tout Congolais qui parle le kinyarwanda et le swahili est automatiquement présenté comme un Rwandais, alors que l’histoire de notre pays démontre clairement l’existence de communautés congolaises qui parlent ces langues, notamment des Tutsis congolais.
Le régime de Kinshasa a ainsi entretenu, auprès de la communauté nationale et internationale, le récit mensonger selon lequel des Congolais qui luttent au sein de l’AFC/M23 pour survivre à un génocide planifié par le régime de Kinshasa seraient des étrangers venus du Rwanda. Ce discours, fondé sur l’amalgame entre langue, identité et nationalité, contribue à alimenter et à faciliter l’idéologie génocidaire du régime de Kinshasa. Voilà pourquoi son idéologie de stigmatisation et de division au sein de la société congolaise commence même à tromper la communauté internationale et les Nations unies.
Tous ces rapports et accusations concernant nos pays voisins, ainsi que les allégations de soutiens extérieurs, encouragent l’idée génocidaire du régime de Kinshasa d’exterminer les communautés swahiliphones et les communautés tutsies congolaises.
Présenter systématiquement les Congolais parlant le kinyarwanda qui sont dans l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC) comme des étrangers ou des envahisseurs constitue une forme d’idéologie de discrimination et d’exclusion, qui ne peut qu’aggraver les fractures que le régime de Kinshasa a installées dans notre pays.
Dans les zones libérées et administrées par l’AFC/M23, le fait de parler kinyarwanda ou une autre langue ne constitue pas, en soi, un motif de division. Les populations congolaises de différentes communautés et origines linguistiques vivent ensemble et cohabitent dans un même espace. La langue que parle un Congolais ne devrait jamais suffire à lui retirer son identité congolaise ni ses droits.
Le Congo est une nation plurielle. Sa diversité linguistique, culturelle et communautaire devrait être considérée comme une richesse nationale et non comme un instrument de suspicion, d’exclusion ou de stigmatisation. Aucun Congolais ne devrait être transformé en étranger dans son propre pays simplement parce qu’il parle le kinyarwanda ou le swahili.